Devenir vétérinaire: le rêve d’un petit garçon
Il y a 20 ans, un petit garçon rêvait de devenir vétérinaire. Aujourd’hui, il vous remercie de lui avoir permis de réaliser ce rêve, entouré d’une équipe et de milliers d’histoires partagées.
Ici, je partage ce qui nourrit vraiment ma pratique de vétérinaire : ce que j'observe sur le terrain, la faune sauvage que je soigne, la biodiversité qui recule, les maladies émergentes qui m'inquiètent, et ce que cela m'inspire sur le vivant.
Ces réflexions naissent d'abord de ma pratique et de mes lectures. X, c'est l'endroit où je les partage à chaud : un cas qui m'a marqué, une observation de terrain, une actualité qui m'interpelle. Ici, je prends le temps de les approfondir, une fois les idées posées à plat. Pour suivre l'actualité en temps réel : @martinez_vet_.
Vétérinaire à Nice, j'exerce au sein de Lingostière Clinique Vétérinaire, auprès des chiens, chats, NAC, de la faune sauvage ainsi que d'espèces exotiques et marines. Une conviction simple me guide : la médecine vétérinaire n'a pas de frontières d'espèces.
Pour découvrir la clinique, son équipe, ses services et prendre rendez-vous : lingostiereveterinaires.fr
Pour suivre les actions menées en faveur de la biodiversité, de la faune sauvage et des soins aux animaux en détresse : lingostierefaunesauvage.com
Vous trouverez ici une sélection de textes, de publications et de prises de position issus de mon activité, avec une même ligne directrice : mieux comprendre le vivant pour mieux le soigner.
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Il y a 20 ans, un petit garçon rêvait de devenir vétérinaire. Aujourd’hui, il vous remercie de lui avoir permis de réaliser ce rêve, entouré d’une équipe et de milliers d’histoires partagées.
Repêché à 800 mètres au large de Castel Plage, hypothermique et les yeux brûlés par le sel, il ne devait sa survie qu’à une planche tendue par des sauveteurs. Deux semaines après, il reprenait son envol au fort du Mont Alban.
Le virus circulait depuis deux ans avant d’être détecté. Pour la première fois dans l’histoire, la rage s’est installée durablement chez un mammifère marin sauvage, l’otarie à fourrure du Cap.
Un goéland, deux couleuvres, un hérisson. Quatre déchets ordinaires, quatre pièges. La métropole parle de la mer, mais le silence ne s’arrête pas à l’eau.
On les trouve bruyantes et envahissantes. Pourtant, une corneille est capable de reconnaître un visage humain et de s’en souvenir pendant des années.
Une carcasse d’hippopotame, des dizaines de vautours à l’œuvre et l’un des mécanismes les plus essentiels de la nature sous mes yeux.
Personne ne connaît son nom, et pourtant sa disparition serait une perte immense pour la biodiversité marine. Rencontre avec un requin aussi discret que menacé.
Lorsque je dis que je soigne aussi des poissons, il y a souvent un petit silence. Puis vient presque toujours la même question : « On peut vraiment soigner un poisson ? »
« Sortie de secours pour la vie sauvage. » Un petit aménagement passe presque toujours inaperçu au canal de Gairaut à Nice et il peut faire la différence entre la vie et la mort pour de nombreux animaux.
Les chauves-souris hébergent de nombreux virus sans presque jamais tomber malades. Ce n’est pas le virus qui est fascinant, c’est l’équilibre qu’elles ont trouvé avec lui.
Le chacal doré s’installe discrètement en France. Plus qu’un nouveau prédateur, il est peut-être le témoin d’un équilibre qui change dans nos paysages.
2026 a été l’année la plus marquée par les intoxications aux chenilles processionnaires que j’ai connue. Et pourtant, une étude récente rappelle que la nature possède déjà ses propres mécanismes de régulation.
Des merles noirs retrouvés morts en Écosse ont révélé la présence d’un virus qu’on croyait cantonné plus au sud. Un cas qui fait directement écho à mes propres travaux sur les flavivirus chez la faune sauvage.
Des chiens formés pour détecter des cadavres de sangliers en pleine nature, au service de la lutte contre la peste porcine africaine. Une formation qui rappelle à quel point l’alliance entre l’homme et le chien reste un outil d’une efficacité redoutable.
Un partage un peu particulier aujourd’hui. Ma vie de vétérinaire pendant l’épidémie de Covid-19. Un moment étrange. Hors du temps.